August / Août

Marsh Boardwalk / Promenade dans le Marais

The boardwalk at the George H. Montgomery Bird Sanctuary in Phillipsburg, Québec.

La promenade dans le marais au Sanctuaire George H. Montgomery a Phillipsburg, Québec.

Eastern Bluebird

Merle bleu à poitrine rouge.

Ça-y-est. J’ai senti aujourd’hui le doux départ de l’été. Bien qu’il reste encore plusieurs belles journées devant nous, les signes de l’automne se font voir.

J’ai fait quelques photos des merles bleus au verger abandonné du mont St Bruno la semaine passée. N’étant pas satisfait des résultats, j’y suis retourné pour en refaire. Trop tard. Soudainement je me senti le coeur gros, pas pour le départ des merles, ils reviendront l’année prochaine, mais pour la fin d’un été qui a été si merveilleux pour moi. Je me suis assis à l’ombre dun vieux pommier tout croche, son tronc couvert de lichens il tend quelques pommes vers moi et les cerfs de virginie qui vivent dans le parc. Je n’ai pas de deuil à faire, comme les arbres vont bientôt faire, je vais célébrer le retrait tranquille de cette saison en me faisant des réserves de chaleur avec les couleurs vives de l’automne.

Here we go. I felt the first pang of summer’s end today. Sure, there are still plenty of nice days ahead, but signs of the approaching autumn are starting to appear.

I got a few pictures of the Bluebirds at the old orchard in St Bruno park last week. Not satisfied with the results I returned to give it another go. Too late. That’s when I felt a bit of a pit open up in my chest, not because the bluebirds had gone, they’ll be back next year, but rather for the end of what was a pretty special summer for me. I sat down in the shade of an crooked old apple tree, its trunk covered with lichens. It held out a few apples for me and the white-tailed deer that live in the park. I realized that I have no need to mourn this event.  I will celebrate the quiet retreat of this season by soaking up the warmth of fall colours and keep a reserve of that warmth as we amble into the coming winter.

Arctic Fox, Pingualuit parc, Nunavik

Okay, so definitely not a photo I took today. I love this photo. I’m proud of this photo. It’s been on my living room wall for four years and I never tire of it.

In July 2006 I was hired to work as a cook for the construction crew (4-6 guys) who were building the first refuges in Pingualuit park in Nunavik (Northern Québec). It was the first of five national parks to be created up there, an outcome of the James Bay Accord negotiations in 1978 (!).

Pingualuit, ‘pimple’ or ‘where the land rises’ in Inuktitut (depends who you ask), is the meteoritic crater formerly known as Chubb crater and Cratère du Nouveau-Québec. It is a bump on the tundra, 160 meters tall, with a pristine lake on top. Look it up, trust me, it’s worth it!

This photo was taken at nearby Itirviluarjuk, at the end of my second six-week stint. Foul weather had delayed our departure by a week, the last morning, the fog and snow and wind and freezing rain and mist and clouds and and and, finally cleared. As I stepped out of the shack, our little white mascot was sitting, facing the rising sun, maybe ten meters away. I grabbed my camera and snapped a few shots. This fox, one of many who hung around the camp scavenging fish scraps, was particularly fearless, I believe we were the first humans it had ever seen. As I stepped forward and knelt down to take more pictures he began trotting toward me, eyes fixed on me the whole time. This is the best(in my opinion) of the pictures I took. When I got home I sent it in to Canadian Geographic magazine’s annual photo contest, and won! You can check it out online at canadiangeographic.ca  January/February 2008 issue.

D’accord, surement pas une image que j’ai faite aujourd’hui. J’adore cette photo. Je suis fier de cette photo. Elle se trouve sur le mur de mon salon depuis quatre ans et je ne me fatigue pas de la regarder.

Juillet 2006. Je me suis fait engager comme cuisinier pour une équipe  (4-6 gars), qui construisaient les premiers refuges du Parc Pingualuit dans le Nunavik (Nouveau Québec). Le premier de cinq parcs nationaux à être créé la-haut suite à l’accord de la Baie-James en 1978 (!).

Pingualuit, ’bouton’ (comme sur le visage), ou ‘là où la terre monte’ en Inuktitut (ça dépends à qui on demande), est un cratère de météorite. Anciennement connu sous le nom Cratère Chubb et Cratère du Nouveau-Québec. C’est une bosse sur la toundra, haute de 160 mètres, avec un lac d’une pureté remarquable au sommet. Allez voir sur internet, ça en vaut la peine!

Cette photo à été prise à Itirviluarjuk, dans le parc, la dernière journée de mon contrat. Le mauvais temps avait repousser notre départ par une semaine, quand, enfin, la brume, le vent, la neige, le verglas, le brouillard, les nuages, et, et, et, sont partis. En sortant de notre cabane, la mascotte du camp etait assise là, face au soleil levant, à environ dix mètres de moi. J’ai pris mon appareil et j’ai fait quelques clichés. Ce renard, un parmi plusieurs qui venait fouiller autour du camp pour des restants de poisson, était plutôt sans peur. Je crois bien que nous étions les premiers humains qu’il aille vu. Je me suis agenouiller pour faire d’autres photos et il s’est mis a trotter vers moi, les yeux rivés tout le long. Celle-çi est la meilleure image de la série, selon moi. Arrivé chez-moi, je l’ai envoyée au concours de photo annuel de la revue Canadian Geographic, et j’ai gagné! Vous pouvez aller voir en ligne au canadiangeographic.ca  numéro de Janvier/Février 2008.

Lady Sisyphus starts her day

I watched this Asian lady beetle wander about this stem of grass, searching for aphids, going about her business. When she came face to face with the dew drop, she paused. She seemed to be looking into it, was she studying her reflection? Would she drink from it? After a short moment she very carefully stepped over the side of the blade of grass and passed under the liquid boulder without disturbing it. I had my picture, I stepped back carefully, grinning.

J’ai regardé cette coccinelle, à la recherche de pucerons pour son déjeuner, se promener sur une tige de graminée. Arrivée face-à-face avec la goutte de rosée, elle s’est arrêtée, elle semblait regarder sa réflection. Allait-elle boire? Après un petit moment elle a très délicatement fait le tour de la goutte pour passer par le dessous la feuille et en dessous de la goutte. J’avais ma photo. Je me suis retiré avec précaution, sourire aux lèvres.

St Armand, Québec

Sometimes when you’re out looking for a particular subject, this day it was birds, you forget to look around and behind. I was watching an egret feed in the marsh; waiting for the light to improve, I turned to check the sun’s progress, noticed this beautiful tree and snapped a shot. As the day went on I forgot about this picture, concentrating instead on the egret and other birds going about their rituals. This shot got relegated to the ‘to do’ heap in my management software, and sat, unseen, for months. Since then I noticed just how often I come home with a card full of sought after images only to find that a side shot turns out to be the pick of the day.

Parfois, à la recherche d’un sujet particulier, cette journée c’était les oiseaux, on oublie de regarder autour de soi. J’observais une grande aigrette qui chassait dans le marais; en me retournant pour vérifier le progrès du soleil levant, j’ai vu cet arbre. J’ai fait un cliché puis retourna mon attention aux oiseaux. De retour à la maison, ma carte de mémoire pleine de photos des sujets auxquels j’avais dédié cette sortie, l’arbre en silhouette s’est retrouvé dans l’énorme fichier ‘à faire’ de mon programme de gestion d’images, oublié des mois durant. Depuis ce jour je me rends compte que la petite photo, faite en passant, fini souvent par être le cliché du jour.

Little Green beetle
Les minuscules. Toujours présents, seulement remarqués s’il nous dérangent. Pourtant, ils sont beaux, merveilleux, même. Ils sont là, occupés, responsables, ils se fichent de nous de la même manière que nous nous devrions nous ficher de nos dieux. C’est à dire, occupons-nous de nos vies de telle manière a ne pas fâcher les forces supérieures, la nature et nous évolueront ensemble, en paix.
The tiny. Always present, noticed only when they disturb us. Yet they are beautiful, marvelous, even. They go about their lives, busy, responsible, not a care  about us in the same way we shouldn’t give a care about our gods. That is, let’s go about our lives in such a way as to not piss off the superior forces, we and nature will evolve together, in peace.

This is the first Indigo Bunting I’ve ever seen. A week later it was gone, headed to the West Indies for winter. Perhaps it refreshes its feathers by soaking up some Caribbean colour?

Le premier Passerin Indigo de ma vie. Une semaine plus tard il était parti pour les Antilles. Peut-être qu’il y va pour rafraichir ses plumes avec un peu de couleur tirée de la mer?

4 Responses to August / Août

  1. Helene LeBel says:

    EXCELLENT PHOTOS, BUT MORE THAN THAT, THE SOUL OF A POET SEEPS THROUGH YOUR PROSE.

  2. Bruno Viens says:

    Tes photos sont tout simplement magnifiques. C’est un fait que tu as l’oeil du photographe qui sait faire en sorte de suspendre le temps l’espace d’un moment. Encore une fois c’est beau!

  3. Norm and Mary says:

    Bravo pour les photos,Arctic Fox wow.

  4. Fab Guilluy says:

    Bravo pour ces photos. La photo de l’arbre est vraiment belle, c’est tout simplement ma préférée!

    Amicalement.

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